Non pardon, la seule chose que je puisse dire c'est que je n'ai rien à dire.
Ce qui en soit est donc quelque chose à dire.
Serait-ce le hachis-parmentier qu'est devenu mon cerveau sous le coup d'un rhume épuisant,
Ou bien le fait que rien ne m'inspire
Mais rien ne semble sortir du bout de mes doigts.
Mais tout m'absorbe.
*Eternel cycle de l'absurde*
Anesthésiée dans un bain à la mûre,
J'ai pensé à un concept pour m'aider à écrire :
Choisir chaque jour cinq ou six mots
Que je devrais placer dans un texte de mon cru.
Le publier (ou non)
Et forger mon écriture par cette gymnastique drastique.
Certains affirment que l'écriture doit être naturelle,
Je crois que l'écriture est parfois comme l'appétit :
Elle vient en écrivant.
Chanceux sont ceux qui peuvent écrire quand ils le veulent,
Qui - prolixes - ne doivent pas torturer leur plume
Pour l'essorer jusqu'à sa fin.
C'est tout ça qui me fait croire que - finalement -
Contre tout ce que j'ai pu imaginer (je ne dirai pas "croire")
Je ne sais pas écrire.
*Alors à quoi bon forcer le destin?*
Pire,
Je crois que je ne sais plus lire.
Avec le retour des cours,
Je sens se profiler une année aride
Et pauvre en lecture.
Oh bien sûr,
Je lirai
- de l'économie, de la politique, de l'histoire -
Mais l'été est bien fini même si le temps a le coeur comme un printemps nouveau.
J'ai déjà dit au revoir à Hugo et Lucia,
A Proust et Shan Sa.
Bourdieu, Boudon, Tocqueville et Weber,
Vous êtes à moi.
Sans qu'un jour je ne sois réellement à vous.
Aujourd'hui,
Ce qui m'a fait rire : Olivia et Maud débattant de la beauté du bébé de Brad Pitt et Angelina Jolie
Ce qui m'a fait pleurer : relire le poème que Xeuh et Nano ont écrit pour moi en Seconde
Ce qui m'a fait sourire : qu'on prenne mon pare-brise arrière pour un lieu d'expression public
Ce qui m'a fait plaisir : déjeûner avec ma famille autour d'un plat de pâtes maison
Ce qui m'a gâché la journée : être malade