*Con mi libertad, por mi soledad*

Je n'ai strictement rien à dire.
Non pardon, la seule chose que je puisse dire c'est que je n'ai rien à dire.
Ce qui en soit est donc quelque chose à dire.


*Yo soy ave sin nido*


Serait-ce le hachis-parmentier qu'est devenu mon cerveau sous le coup d'un rhume épuisant,
Ou bien le fait que rien ne m'inspire
Mais rien ne semble sortir du bout de mes doigts.

Le bout de mes doigts me semble le bout du monde.




Rien ne m'inspire
Mais tout m'absorbe.






*Eternel cycle de l'absurde*






Anesthésiée dans un bain à la mûre,
J'ai pensé à un concept pour m'aider à écrire :
Choisir chaque jour cinq ou six mots
Que je devrais placer dans un texte de mon cru.
Le publier (ou non)
Et forger mon écriture par cette gymnastique drastique.

Certains affirment que l'écriture doit être naturelle,
Je crois que l'écriture est parfois comme l'appétit :
Elle vient en écrivant.

Chanceux sont ceux qui peuvent écrire quand ils le veulent,
Qui - prolixes - ne doivent pas torturer leur plume
Pour l'essorer jusqu'à sa fin.

C'est tout ça qui me fait croire que - finalement -
Contre tout ce que j'ai pu imaginer (je ne dirai pas "croire")
Je ne sais pas écrire.



*Alors à quoi bon forcer le destin?*



Pire,
Je crois que je ne sais plus lire.
Avec le retour des cours,
Je sens se profiler une année aride
Et pauvre en lecture.
Oh bien sûr,
Je lirai
- de l'économie, de la politique, de l'histoire -
Mais l'été est bien fini même si le temps a le coeur comme un printemps nouveau.
J'ai déjà dit au revoir à Hugo et Lucia,
A Proust et Shan Sa.

Bourdieu, Boudon, Tocqueville et Weber,
Vous êtes à moi.

Sans qu'un jour je ne sois réellement à vous.





Aujourd'hui,
Ce qui m'a fait rire : Olivia et Maud débattant de la beauté du bébé de Brad Pitt et Angelina Jolie
Ce qui m'a fait pleurer : relire le poème que Xeuh et Nano ont écrit pour moi en Seconde
Ce qui m'a fait sourire : qu'on prenne mon pare-brise arrière pour un lieu d'expression public
Ce qui m'a fait plaisir : déjeûner avec ma famille autour d'un plat de pâtes maison
Ce qui m'a gâché la journée : être malade

# Posté le samedi 15 septembre 2007 14:47

Modifié le samedi 15 septembre 2007 15:14

*Tout a un sang*

*Tout a un sang*
"Réputé pour son marché dans toute la vallée du Buech, Veynes est situé au dessus de Gap sur la route de Marseille. Asseyez-vous aux terrasses des cafés, des restaurants et flânez dans les ruelles encombrées de boutiques proposant des spécialités locales.

La gare SNCF relie Veynes aux principales villes de France. De nombreux festivals et expositions y sont organisés toute l'année; l'Office de tourisme vous fournira le calendrier des manifestations.

Veynes regorge de ruelles étroites et sinueuses, de maisons ancestrales, de places cachées et de fontaines fleuries. A quelques pas de Veynes, découvrez le magnifique hameau de Glaise (1250 mètres) et ses chalets en bois blottis au c½ur d'une prairie luxuriante, entourée de forêts au pied des montagnes. De nombreux sentiers forestiers vous conduiront jusqu'au sommet, où des paysages d'une beauté renversante s'offriront à vous. Randonneurs, cyclistes, amateurs de grand air, cet endroit est idéal pour tous ceux qui cherchent calme et sérénité."

From here



J'avais simplement envie.
Loin de là-bas.
Moi qui ne suis qu'ici.
Après tout,
Où pouvons-nous être à part là où nous sommes?
Je n'ai jamais vraiment cherché à contrarier le destin.
Il me pose sur ses ailes
Et me laisse m'étouffer dans sa traînée.

Oh bien sûr,
J'ai choisir d'être ici.
Il y a des gens qui veulent être ailleurs
Parce qu'ils ne sont heureux là où ils sont.

<Réfléchit>

Ce que j'écris ne sert à rien.

A la veille d'une rentrée qui s'approche,
Je me demande encore à quoi sert ce blog.
Sempiternelle interrogation.
Je ne sais pas si j'aurais le temps de continuer,
D'avancer.
Je ne crois pas non plus avoir le temps d'écrire.

En fait,
Je me leurre,
Je pense que je n'aurais pas l'envie.
Parfois,
Je voudrais simplement arriver à être une étudiante parfaite,
Passant son après-midi à ficher ses dossiers
A la BU du campus.
Je vais essayer.
Travailler pour être meilleure.


Mais peut-être qu'à un moment donné,
L'envie sera bousculé par le besoin.
Ce besoin incessant de coucher sur le papier
Ce qui s'éveille dans mon esprit.


# Posté le vendredi 07 septembre 2007 16:27

Modifié le samedi 08 septembre 2007 02:34

*Quatre millions de silences, quatre millions de regrets qui dansent*

Bientôt le départ.
Celui des autres précipite le vôtre.
Pas le temps de se dire au revoir
Dans la folie du temps qui presse.



J'espère tous vous revoir bientôt,
Autour du lion de la Pèp,
D'une crêpe,
D'un anniversaire,
D'une barbe à papa,
De bougies pour Ingrid,
Autour d'une discussion sur Peter Petrelli,
Autour d'une glace Mastroianni,
D'un pippo de la Pizzarella,
De fringues qu'on ne devrait pas acheter mais qu'on achète toujours,
Autour d'un café au Commerce,
D'une chicha au Zanzi,
Autour d'une place de ciné qui rougit de tant d'amitié,
Autour d'un bowling (tu me laisses gagner cette fois Youille?? =),
Autour du plan d'eau (de Veynes ou de Serre-Ponçon).



*A mon tour de partir...*



"All of your ways and all your thunder
Get me in a haze running for cover
Where we gonna go from here
We we gonna go from here
"
Mat Kearney, "Where we gonna go from here"

# Posté le dimanche 02 septembre 2007 10:10

Modifié le dimanche 02 septembre 2007 10:33

** Ne pas tout prendre au pied de la lettre, ne pas se prendre les pieds dans ses lettres **

Comme si une frange pouvait changer le monde.
Couper trois cheveux et croire qu'en déchirant une image on retourne ciel et terre. *Quelle bêtise!* Me voilà avec des cheveux en moins qui ne pourront plus cacher mon visage idiot.





En fait, je crois profondément que je n'y crois plus.
A quoi ?
A l'amour bien sûr,
A toutes ces choses qui doivent nous faire vivre.
Ces souvenirs ou ces inventions auxquels on s'accroche pour vivre. Pour faire semblant.
*Qu'est-ce qui compte réellement dans la vie ?*
La vie ou l'idée qu'on s'en fait?
N'est-on pas voué à vivre seul dans le fond de son âme,
à n'y trouver que le reflet de son propre être ?
Qui nous comprend mieux que nous ?

Chanceux sont ceux qui croient trouver l'âme s½ur.
Elle n'existe que pour ceux qui y croient.



*Malheur à moi qui crois tout.*










Je ne comprends pas pourquoi ça me fait tant mal. Je croyais qu'il n'était plus pour moi qu'un vestige sur lequel m'alanguir. Mais pas ce point à l'horizon qu'il faudrait toujours suivre. Cette étoile dans la pluie. Une icône à bannir. Ma méduse, celle qui en me regardant dans les yeux a fait de mon c½ur une pierre lourde. Une pierre qui a coulé au fond d'un océan de désillusions.
Morale : A elle seule, une étoile ne peut pas vaincre l'univers.


A vivre dans l'ombre, on oublie le goût de la lumière.





« Regarde, il gèle, là sous mes yeux [...]
Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges [...]
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges.»

Aaron

# Posté le samedi 01 septembre 2007 08:58

Modifié le dimanche 02 septembre 2007 10:33

Vue d'ici, vue d'ailleurs

Il n'y a pas de destination sans voyage. Le stress des autoroutes, leur rudesse dans le paysage de la nature.
C'est la vitesse, la puissance, la maîtrise de l'espace et du temps, obsession incessante de l'homme.
Il n'y a pas de voyage sans arrivée, quelle soit programmée ou non. Qu'elle soit joyeuse ou non.
Il n'y a pas de départ sans regret. Une larme coincée entre le fromage et le gâteau. Une larme qui a roulé mille kilomètres.

*On sait toujours ce que l'on quitte, jamais ce que l'on trouve*

Il y a la nuit qui défile au son du vent qui fuit et des phares qui agressent. Au goût de café et de gasoil, de stress et d'acidité. Au rythme des paupières qui tombent et des bâillements qui s'égrènent.
Il y a eu l'arrivée. La larme finit de rouler. Elle s'échoue sur l'asphalte où finissent de brûler des pneus usés. La larme sèche sur le pare brise d'une journée qui commence. J'essaie de l'essuyer mais elle ne cesse de rouler.

*Le voyage commence à peine*

Un voyage dans le temps et l'espace,
Sans maîtriser le temps qui passe
Et l'espace qui trompe.
Il y a des rires, des yeux, des glaces et des pizzas à goûter.

Et pourtant,
Qu'est-ce qui me sauvera encore une fois ?
Une photo, un stylo ou un clavier.
Ce qui me retient dans la vie,
C'est tout ce qui m'en arrache
:
Ecrire,
Lire,
Penser,
Se souvenir.


« Car l'immensité est présente dans chaque instant, car chaque instant contient en germe autre chose à venir, qui à son tour est l'anti-chambre de l'infini, car chaque chose en amène inévitablement une autre, et chaque instant l'instant suivant. »
Lucia Extebarria, « Un miracle en équilibre »

# Posté le samedi 01 septembre 2007 08:48

Modifié le samedi 07 juin 2008 05:46